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Département Biologie, Ecologie
et Evolution (BEE)

 

Règles d'éthique

En tant qu’association de professionnels de la conservation du patrimoine naturel, la Société pour la Biologie de la Conservation (http://conservationbiology.org) a pour mission de développer les moyens scientifiques et techniques nécessaires à la protection et la restauration des espèces et des écosystèmes, ainsi que les processus qui les animent. Pour rencontrer cet objectif, la Société pour la Biologie de la Conservation encourage les scientifiques et les praticiens de la conservation à adhérer à 15 principes. Ce Code d’Ethique est publié dans Conservation Biology 19 : 3, 2005.

L’équipe aCREA, partie intégrante du service de Biologie de l'évolution et de la conservation de l’Université de Liège, a décidé de les adopter et de les respecter dans toutes ses prestations de recherches et de services. La traduction, adaptée quant à la forme mais pas quant au fond, est reprise ci-après.

  • Diffuser activement toute information pertinente et portant sur la bonne connaissance de la biodiversité et la maîtrise de la biologie de la conservation ;
  • Promouvoir l’utilisation de méthodes scientifiques rigoureuses et de conclusions validées dans toutes les décisions d’aménagement et de gestion affectant la biodiversité ;
  • Reconnaître que l’incertitude est inhérente à la gestion des écosystèmes et des espèces, et encourager l’application du principe de précaution dans toute décision ou politique d’aménagement et de gestion susceptible d’affecter la biodiversité ;
  • Assumer notre responsabilité et garantir notre honnêteté scientifique et en informer nos collègues, nos partenaires, clients et maîtres d’ouvrage, notre employeur et d’une façon générale le public ;
  • Eviter toute action ou omission qui pourrait compromettre cette responsabilité et cette honnêteté;
  • Assurer le meilleur service pour le bien public au meilleur niveau de nos capacités financières ;
  • Effectuer nos recherches et prester les services demandés exclusivement dans notre champ de compétence, coopérer avec nos collègues dans le meilleur intérêt de la biologie de la conservation, et si nécessaire, guider nos partenaires, clients ou maîtres d’ouvrages vers d’autres professionnels ayant l’expertise recherchée ;
  • Refuser toute interférence de nos intérêts ou relations personnels avec notre travail professionnel ;
  • Eviter tout plagiat ; reconnaître les limites de notre travail, de nos données et de notre interprétation des résultats ; faire connaître tout conflit d’intérêt ; discuter ouvertement de nos résultats et découvertes ; chercher à corriger toute interprétation erronée de nos résultats et découvertes ;
  • Prétendre à la signature d’un rapport ou d’une publication dans la seule mesure où nous avons significativement contribué à sa préparation et sa rédaction, et approuvé la version publiée ;
  • Lors de tout travail professionnel, et en particulier à l’étranger, collaborer avec les collègues locaux, animer des séminaires et conférer régulièrement avec les autorités concernées par notre travail ; partager l’information et impliquer des collègues et étudiants dans nos activités et contribuer au développement de l’expertise locale ; partager équitablement les bénéfices résultant de l’utilisation du savoir, des pratiques et des ressources génétiques de la région où notre travail est effectué ;
  • Traiter nos collègues et tous nos contacts professionnels avec le plus grand respect ; promouvoir des standards équitables d’emploi de toutes celles et ceux qui sont engagés dans l’exercice de la biologie de la conservation ;
  • S’assurer qu’aucun collègue n’est privé de son emploi, ou atteint dans sa réputation, sa capacité de publier ou de sa liberté scientifique du fait de son action dans la biologie de la conservation ;
  • Protéger les droits et la santé de tous les hommes et femmes impliqués dans tout programme de recherche ou d’expertise et obtenir leur consentement préalable ;
  • Adhérer aux standards les plus exigeants de traitement de tout animal utilisé dans la recherche ou l’expertise et veiller à ce que toute utilisation de l’animal contribue au maintien durable des populations naturelles et des écosystèmes.
  • En sus de ces principes, aCREA s’engage, par rapport à ses missions :
    • à s’assurer qu’elles s’exerceront avec la pression la plus minimale sur l’environnement ; cette option peut impliquer notamment d’éviter des passages intempestifs ou inutiles dans les zones fragiles ou pendant les périodes les plus sensibles pour la faune, la flore et le bon fonctionnement des écosystèmes, voire à refuser de tels passages si les bénéfices attendus sur l’environnement suite à l’exploitation de leurs résultats sont ténus en regard des dégâts à l’environnement qui résulteraient de la mission ;
    • à s’assurer qu’elles se dérouleront en parfaite légalité, en particulier vis-à-vis de la législation sur la conservation de la nature et de la législation sur le travail ;
    • à éviter de mettre en péril l’intégrité physique et morale de leurs exécutants, par exemple en les plaçant dans des situations dangereuses sur le terrain ou dans un contexte humain particulièrement difficile;
    • à bien expliquer et calibrer préalablement à leur exécution les résultats espérés en fonction des attentes des commanditaires, du temps et des moyens qu’ils accordent à ces missions et, en cours d’exécution, à avertir rapidement ces commanditaires des raisons qui expliqueraient une modification substantielle de ces résultats et à rechercher avec eux des moyens pour remédier aux difficultés soulevées;
    • à respecter la confidentialité exigée par leurs commanditaires ou la loi quant à la diffusion de leurs résultats ou de toute autre information collectée lors de leur exécution ;
    • à prévoir, chaque fois que possible, un résumé non technique du rapport de résultats pouvant être diffusé à un public non averti.